Rencontre avec Jehane Hamm, de la promotion 2020 de l’incubateur.

Photo : Léa Sallustro

Quel est ton univers chorégraphique ?

Le travail de notre compagnie à Léa Sallustro (cinéaste et régisseuse générale de la cie) et à moi (chorégraphe et danseuse) s’articule autour de l’hybridation du mouvement et de l’image. En allant de la photo, au spectacle, jusqu’au film nous cherchons tous les possibles dialogues entre ces deux univers. Nous collaborons également avec une musicienne et compositrice Salomé Perli.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta création en cours ?

Echine est la deuxième création de la compagnie. Après La Ramée, spectacle de « cinéma vivant », qui a reçu le soutient de la Spedidam et un apport en coproduction du Théâtre Jules Julien de Toulouse, nous avons commencé l’écriture d’un nouveau projet, Echine, qui sera également un seul en scène accompagné d’une création vidéo de Léa Sallustro. J’ai voulu explorer à partir de l’échine des imaginaires et poétiques différentes.Pour cette nouvelle création, j’ai laissé la parole au dos, à l’arrière, à ce qui n’est pas toujours visible, à ce qui se cache aux tréfonds de notre essence et de notre moelle osseuse. Dans Echine se mêle différents voyages dans la structure osseuse de la colonne vertébrale.

Cette prise de parole de la colonne, fait naître une forme d’étrangeté et de déraison. L’échine évoque le dos, à la fois de l’être humain mais aussi de l’animal. Elle évoque aussi le labeur. Des allers-retours incessants dans différentes matières permettent au dos de prendre la parole. Une frénésie apparaît nécessaire dans l’écriture du projet pour permettre l’infusion d’une folie animale dans un corps humain, comme une incantation pour convoquer un corps libre.

Pourquoi avoir rejoint l’incubateur de chorégraphes ?

Pour rendre concret le travail que j’ai commencé toute seule. Pour avoir des réponses, pour ne plus être seule. Pour donner de la qualité à mon travail. Pour donner une forme réelle à mon envie de créer.

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