A l’heure où les progrès technologiques sont plus importants chaque jour, à l’heure où l’on fait de plus en plus confiance aux robots et aux algorithmes pour assurer des fonctions qui jusqu’à hier encore, semblaient appartenir au pré carré de l’expertise humaine, la créativité reste, stoïque, irremplaçable, car proprement humaine. Selon Vincent Barat, co-fondateur du cabinet de conseil en stratégie Akoya, elle demeure, avec l’empathie, la qualité qui distinguera toujours l’homme de la machine. Peut-être est-ce pour cela que la créativité aujourd’hui plus que jamais devient un must have (ou must be?) qui fascine tant…

Les questions autour de la créativité sont nombreuses… Est-ce que l’on naît créatif ? Ou est-ce qu’on le devient ? Et si oui, quelle en est donc la recette magique bien gar- dée, à supposer qu’elle existe ? En quoi le mouvement, à travers la danse notamment, peut-il stimu- ler la créativité ?

Derrière la créativité, se cachent de nombreux préjugés et idées reçues… « La créativité serait un don inné » ou bien encore « elle serait réservée aux génies ou aux artistes ». Qui n’a pas en tête cette image de bande dessinée où l’ampoule s’allume soudainement, symbolisant l’arrivée, quasi divine, d’une idée géniale ? Seriez-vous surpris d’apprendre que cette ampoule n’est en fait que la visualisation d’une étape clé du processus créatif ?

En effet, il existe bien un processus créatif, qui se compose, d’après le psychologue Graham Wallas (The Art of thought, 1926), en quatre phases rappelées ci-dessous :

• la 1ère phase : phase de préparation, au cours de laquelle le problème est analysé et de premières pistes de solutions sont abordées. C’est la phase de la collecte d’idées, d’évocation d’exemples inspirants.

• la 2ème phase : phase d’incubation. Le problème est assimilé il est désormais possible de lâcher prise, et de laisser les idées jaillir, souvent de manière inconsciente, de laisser son esprit suivre une idée en particulier, une intuition etc.

• la 3ème phase : la (fameuse !) phase dite d’illumination, où l’idée la plus intéressante surgit comme une révélation (c’est le célèbre « eurêka » d’Archimède)

• la dernière phase, phase de vérification, où la solution retenue est évaluée pour s’assurer qu’elle est ad