Description du projet

Joséphine Tilloy

Biographie

Joséphine commence par fuir la danse avant d’y revenir par un besoin vital. Elle danse depuis toujours : un duo à 4 ans, puis un solo à 20 sur la rupture, la réappropriation. Elle passe un baccalauréat Arts-plastiques tout en étant en horaires aménagés gymnastique puis danse (AID, conservatoires). Elle poursuit ses etudes en Art du Spectacle théâtre et danse à l’université Paris-8 et aux Rencontres Internationales de Danse Contemporaine. Elle obtient ensuite le Certificat « Danse et Pratiques Chorégraphiques » délivré par Charleroi Danse, la Cambre l’INSAS et l’ULB à Bruxelles tout en suivant la formation de l'”incubateur de chorégraphes” de La Fabrique de la Danse. Elle multiplie les expériences avec les danses d’époque, le kalarippayatt et en dansant sans interruption en boite de nuit. Elle apprend aussi beaucoup auprès des chorégraphes qu’elle rencontre : Christine Bastin, Christine Gérard, Marco Berrettini, Mark Tompkins, Olga de Soto, Xavier Leroy… Actuellement, elle est interprète et performe dans Corbeaux de Bouchra Ouizguen et Hors Cadre de Claire Gerald.
Elle commence la mise en scène et la chorégraphie en répondant à des commandes et en collaboration avec des artistes, des comédiens et des musiciens. Elle cherche, croise, improvise avec des publics dans le cadre d’un CLEA, d’une résidence d’artiste et avec le programme 10 mois d’école. En 2019, elle fonde la structure vibrisses pour y développer ses projets. Son travail est à la lisière entre la performance et l’écriture chorégraphique. Il s’articule autour d’une recherche sur le mouvement avec des interprètes qui viennent de différentes disciplines artistiques. “A partir d’une matière-corps ou d’un lexique spécifique, je cherche à créer une fiction autour d’un sujet de société”. Elle crée Rosalie et est aujourd’hui en train de mettre en place son deuxième volet, Evila.

Création en cours

Rosalie est une pièce qui interroge nos rapports aux normes et critères esthétiques à travers deux corps féminins. Dans une fiction, relative à des questions sociales et culturelles, elles vont s’approprier, étirer des codes de séduction par le biais des danses d’hier et d’aujourd’hui. « Et les damoiselles avec une contenance humble, les yeulx baissez, regardant quelquesfois les assistans avec une pudeur virginale »
Orchesographie, Thoineau Arbeau
Dans un temps cyclique, entre relâchement et contraction du bassin, ces femmes grimaçantes proposent une superposition de mouvements. « J’apparaissais nue mais je dénonçais la gestuelle stéréotypée de la séduction féminine tels les déhanchements, la bouche en avant, les jeux avec les cheveux. Je créais des attitudes rebelles, inventives, expressives » Paris Match, Orlan