David Llari 2018-10-12T09:29:32+00:00

Project Description

David Llari

Biographie

David Llari est chorégraphe de la compagnie Sun Of Shade qu’il fonde en 2003. il crée sa première création à la Maison des Métallos avant de devenir l’assistant chorégraphe de la compagnie Franck 2 Louise (2005-2009), avec laquelle il s’enrichira d’une grande expérience. Il fonde en 2006 la Maison du Hip-Hop à Paris. Après plusieurs années de tournées en France comme à l‘international et d’organisation d’évènements hip hop (Paris hip hop, Block party, Festival Original Old School…), il se consacre à nouveau à sa compagnie qu’il installe à Marseille où il signe en 2008 la chorégraphie des Caprices de Marianne, mise en scène par la compagnie Chatôt Voyoucas. Depuis il ne cesse au travers de ses créations de questionner la société et la condition Humaine. Sa dernière création SLAVE remporte le prix de la critique au concours international d’Hanovre en 2016. En 2017 il crée le jeune ballet urbain de Marseille avec des danseurs de 7 à 17 ans. Aujourd’hui, toujours artiste en collaboration avec le ballet national de Marseille, il continue de développer des projets atypiques et protéiformes avec pour objectif de s’inscrire toujours plus dans le territoire marseillais.

Création en cours

Thanatos pose la question de la place de l’homme dans la société et de ce que celle-ci peut encore, ou ne peut plus lui offrir. La rupture du lien social, aujourd’hui, pousse l’être humain vers une fascination du monde virtuel. Cette fascination est, comme une  forme de « suicide » : on retire son corps du monde réel pour se propulser dans le monde virtuel. « En ce qui concerne le virtuel , je souhaite évoquer la poupée robotisée, inventée pour satisfaire les besoins quotidiens de l’homme, dont les besoins sexuels.» Aujourd’hui, des hommes et femmes préfèrent vivre avec des poupées robotisées, suite à la rupture du lien social. Le monde virtuel répond à ce manque de lien social dans la société, en offrant à l’homme une seconde chance avec une vie virtuelle. Ainsi, l’homme meurt à lui-même, pour retrouver un nouvel espoir dans le virtuel. Ce serait le début d’un nouveau cycle. Le danger, c’est que, si l’homme se tourne vers des machines plus que vers des êtres humains, on risque de voir l’humanité s’éteindre. Si l’un des actes les plus naturels de l’espèce humaine comme l’accouplement pour la reproduction devient mécanique, c’est toute l’espèce humaine qui est en danger. L’homme, dans sa quête technologique et sa course au progrès se meurt tout doucement . Il rompt avec le réel pour laisser volontairement place à un monde virtuel, détaché de la réalité de l’humanité. C’est un « suicide numérique » où le monde 2.0 devient la valeur de référence. Qu’est-ce que veulent dire la mort et la vie dans cette nouvelle donne ?