“Nous avons le très grand plaisir de vous présenter la prochaine promotion de notre incubateur de chorégraphes. La 7ème promotion depuis la naissance de la Fabrique de la Danse ! C’est à souligner ! Ils sont 9 chorégraphes : 3 hommes et 6 femmes, nourris de façon très diverse par la danse française, la danse américaine, l’acrobatie, le hip hop, la méditation, la danse classique, le théâtre…. Leur danse a envie de rire, de se battre, de rassembler, de trouver l’essentiel de soi, au-delà des apparences et du corps idéalisé. Elle a aussi envie tout simplement de trouver « l’ipséité » : sa propre singularité poétique. Nous sommes donc très heureux.ses de vous présenter : Théophile Bensusan, Nawel Bounar, Clémence Juglet, Akène Lenoir, Julie Magneville, Johana Malédon, Théo Marion-Wuillemin, Nicole Muratov et Emilie Regen.” Christine Bastin

Théophile Bensusan

À l’âge de 13 ans, Théophile découvre le b-boying au collège de sa ville de Chateau-Thierry, en Picardie. Dès lors,  son intérêt et sa passion pour la culture Hip-Hop ne cessent de s’enrichir et d’évoluer. À 16 ans, il rejoint la formation aux Danses Urbaines de Thony Maskot, au sein de l’école de danse Kim Kan à Paris. En 2013, il intègre l’Académie Internationale de la Danse et se familiarise avec les disciplines contemporaine, classique et moderne. En 2016 il monte sur la scène du “Golden stage” de la Villette avec YUDAT, groupe avec lequel il remporte des battles en France, Allemagne, Chine, Italie, Hollande. Pendant l’été 2020, il crée sa propre compagnie, Benthé qui réunit 4 danseurs en une première pièce appelée VOILÀ.

Crédit photo : Julie Cherki

Nawel Bounar

Nawel Bounar alias “Nabù” se forme en danse moderne et contemporaine à l’Opus Ballet de Florence. Elle multiplie les expériences dans le domaine de l’événementiel commercial, défile pour des marques telles que Nike, Adidas et Kenzo et travaille aux côtés de chorégraphes comme Skorpion, Emilie Capel et Yaman Okur. Amoureuse de la culture hip-hop, elle impose son style mêlant technique et grâce sur la scène underground des battles. A présent interprète pour Jacopo Jenna et Philippe Almeida, elle crée la compagnie Géâmétrie et questionne la notion de féminité dans sa pièce F.A.C.E.S.

Crédit photo : SND Pics

Clémence Juglet

Formée à l’Espace Pléiade de Paris, dans les cours de Sabrina Lonis et chez Steps à New-York, elle enrichit son expérience scénique en participant à des concours français et internationaux, rencontres chorégraphiques, ou encore dans les battles. En 2018, elle chorégraphie son premier solo L’Autre qu’elle présente dans plusieurs concours et festivals à l’étranger. En juillet 2019, elle crée la OUPS Dance Company avec Emilie Joneau. Le duo devient lauréat du concours DIALOGUES 2021 avec sa première création Pardon !. Elle crée son deuxième solo avec Leon Afterbeat Il faut que je qui reçoit la 1er Prix aux Internationales Solo Tanz Theater Festival Stuttgart 2021 et au Solo Dance Contest Gdanski 2020.

Crédit photo : Julie Cherki

Akène Lenoir

Plasticien et danseur, diplômé du CNSMD de Lyon. Sa réflexion s’oriente sur la question queer. Elle nourrit sa vision du monde et lui permet d’appréhender la création artistique comme un outil pédagogique fort. Après plusieurs expériences dans le domaine du soin aux personnes âgées et d’ateliers auprès d’enfants, il réalise l’importance sociale que peut avoir l’activité artistique. Il décide d’orienter son travail sur la création de moments collectifs et inclusifs. En parallèle d’une carrière de danseur, il explore avec le duo Lundy Grandpré les pensées écoféministes et réinterroge le rapport au Vivant. Depuis 2018, il chorégraphie pour la Compagnie iel des pièces sur les genres et leurs représentations.

Julie Magneville

Julie Magneville est chorégraphe, réalisatrice, artiste interprète, et enseignante en danse contemporaine. Diplômée de l’ESDC Rosella Hightower, et The Ailey School, elle continue son apprentissage lors de sessions intensives avec les chorégraphes Wim Vandekeybus, Ohad Naharin, Anouk Van Dijk.En tant que danseuse,  elle a travaillé avec Gregory Dolbashian, Margie Gillis, Victor Quijadas pour le SpringBoard Montréal ; elle évolue dans Expectico de Crystal Pite pour les Ballet Jazz de Montréal. Elle a été soliste dans le Ballet Jazz Rick Odums et a joué dans la comédie musicale de Broadway  Tarzan chorégraphiée par Sergio Trujillo. A New-York elle enchaîne les créations pour « Steps on Broadway » et « Peridance Dance Company ». En 2019, elle est chorégraphe de la cérémonie d’ouverture des Jeux Africains à Rabat.

Johana Malédon

Johana Malédon, née en Guyane Française, se forme au Conservatoire de Paris, à la Alvin Ailey School à New York, au PSPBB à Paris et au KCDC en Israël. Diplômée d’un DNSPD, une licence en Art du Spectacle (Paris VIII) et du DE, elle crée la Cie MÂLE en 2019, composée de 5 femmes interprètes, avec la volonté de questionner le corps à travers son masculin et son féminin, ses capacités et ses limites, avec sincérité et parfois brutalité. Elle est également interprète dans la Cie La Baraka et RIFT.

Crédit photo : Julie Cherki

Théo Marion-Wuillemin

Théo Marion-Wuillemin est chorégraphe, danseur interprète et pédagogue. Il se représente à travers l’Europe dans des théâtres, des festivals, des musées et dans l’espace public. Depuis 2015 il chorégraphie, soli, duos et pièces de groupe. Son travail s’inspire de l’être humain, de ses manières d’être, de penser, de réagir et de cohabiter. Il crée alors en 2020, la compagnie Com Corpus. Sociologie et psychologie sont les bases d’un travail pluridisciplinaire réalisé selon trois grands thèmes : recherche, transmission et création.

Crédit photo : Lars Ksaer Dideriksen

Nicole Muratov

Américaine d’origine, Nicole Muratov est danseuse à l’Opéra National de Bordeaux depuis 2010. Ayant le privilège de travailler avec des grands chorégraphes de styles divers, l’envie de créer son propre univers se renforce avec les années. C’est en 2017 qu’elle a créé sa première pièce Éveillé qui fut jouée par Le Ballet de Poche. Elle est ensuite chorégraphe pour l’association Bordeaux Prévention dans un court métrage, traitant de violences conjugales, qui est reconnu par la ville de Bordeaux en 2018 avec le trophée Egalité Femme-Homme. Parmi ses nombreux projets, elle réalise en juin dernier sur la Scène Nationale de Bayonne, la première de sa pièce Nos Omnes, commandée par la Cie Illicite Bayonne.

Crédit photo : Julien Benhamou

Emilie Regen

Formée à l’institut de formation professionnelle Rick Odums, elle intègre le Jeune Ballet Modern et interprète de nombreuses pièces de répertoire. Elle obtient une bourse d’étude pour la Martha Graham Contemporary dance school où elle devient interprète pour le Graham II. De retour en France, elle se consacre aussi à la transmission et à des recherches sur l’énergie, le geste, le souffle, auprès de Carolyn Carlson, du CND et des RIDC, ou elle se forme au diplôme d’État en danse contemporaine. Récemment, elle participe à la création frôlons de James Thierrée pour l’Opéra de Paris et œuvre à la création de sa propre compagnie.