Joséphine Tilloy 2018-10-12T09:28:40+00:00

Project Description

Joséphine Tilloy

Biographie

Josephine a commencé par fuir la danse avant d’y revenir par un besoin vital. Elle danse depuis toujours : un duo à 4 ans, puis un solo à 20 sur la rupture, la réappropriation. D’abord en horaires aménagés en sport étude gymnastique et dans différents conservatoires avant de poursuivre en art du spectacle théâtre et danse à l’université Paris-8 et aux R.I.D.C. Elle a multiplié les expériences avec les danses d’époque, le kalarippayatt et en dansant sans interruption en boite de nuit. Elle a aussi beaucoup appris auprès des chorégraphes qu’elle a côtoyés : Christine Bastin, Christine Gerard, Xavier Leroy, Roberto Olivan, Mark Tompkins.
Actuellement, elle est interprète dans les pièces Mémoire du Vertical de Claire Gerald, Corbeaux de Bouchra Ouizguen et Bruisse de Mariam Faquir.Elle a commencé l’écriture du geste à la croisée des disciplines via des commandes d’ensembles de musique ancienne et des metteurs en scène.
Elle collabore aujourd’hui avec l’artiste Claire Chassot sur une forme performative et avec le metteur en scène Nebil Dagsen entre le Liban et la Tunisie. Elle a (et encore aujourd’hui) croisé/cherché/improvisé avec des publics amateurs en CLEA, résidence d’artiste et avec le programme 10 mois d’école et d’opéra. Puis il y a ses propres commandes, la naissance d’une forme courte, Philodendron, un duo homme/femme écrit à partir de madrigaux de Monteverdi. Et enfin il y a Rosalie, un duo féminin qui questionne la transformation du corps en fonction des attentes esthétiques et sociétales.

Création en cours

Rosalie est une pièce qui interroge nos rapports aux normes et critères esthétiques à travers deux corps féminins. Dans une fiction, relative à des questions sociales et culturelles, elles vont s’approprier, étirer des codes de séduction par le biais des danses d’hier et d’aujourd’hui. « Et les damoiselles avec une contenance humble, les yeulx baissez, regardant quelquesfois les assistans avec une pudeur virginale »
Orchesographie, Thoineau Arbeau
Dans un temps cyclique, entre relâchement et contraction du bassin, ces femmes grimaçantes proposent une superposition de mouvements. « J’apparaissais nue mais je dénonçais la gestuelle stéréotypée de la séduction féminine tels les déhanchements, la bouche en avant, les jeux avec les cheveux. Je créais des attitudes rebelles, inventives, expressives » Paris Match, Orlan