Valentina Cortese 2017-12-20T15:04:35+00:00

Project Description

Valentina Cortese

Biographie

Danseuse à tendance circassienne, Valentina se forme en France et en Italie. Après le CRR de Boulogne et les RIDC, elle se rapproche du monde du Cirque qui la fascine tant en 2014, au sein de l’école de Cirque contemporain FLIC, qui la bouleversera dans tous les sens du terme. Elle travaille ensuite pour Petr Formann, Milan Heirich, Roberto Magro et collabore avec le Cirque Magdaclan. En 2016 elle fonde son collectif de cirque Terzo Livello et a l’intention de dresser un chat. Elle s’enrichit en suivant des stages auprès d’artistes qu’elle admire comme Peeping Tom, le Baro d’evel Circk, Cristiana Morganti (Tanztheatre Pina Bausch), Ambra Senatore, Yoann Bourgeois , Un loup pour l’homme, Lali Ayguadé, Adriana Boriello (Rosas), Piergiorgio Milano, Sara Sguotti… Riche de ces expériences, elle dispense un laboratoire créatif depuis 2016 dans les écoles de Cirque en Italie et en France, et souhaite poursuivre sa recherche auprès d’un public du 3e âge. Elle s’intéresse aux formes de nouveau Cirque et à sa zone de convergence avec la danse, à toute forme de mouvement et de théâtralité qui n’ait pas de nom.

Création en cours

Obsedée par le désequilibre, le point de suspension, le changement de perspective Valentina travaille sur divers dispositifs. A l’issue de 2 années de formation en école de Cirque, elle apprend à orienter la composition chorégraphique à partir de contraintes exclusivement physiques. Pour le projet en cours, elle a commencé par expérimenter les suivantes: suspension capillaire, équilibre d’objets sur la tête, coiffures sous tension…
L’attitude que son corps adopte pour tenir en équilibre des objets (ou du liquide) et pour résister sous les cheveux en tension, est déjà une forme de théâtralité.  Dans les disciplines circassiennes, il est intéressant de se laisser habiter par les forces qui agissent sur nous, et à en être le vecteur. Elle travaille alors sur la partie chorégraphique, et sur la sobrieté, sans rajout, sans jeu d’acteur, sans fermer les possibilités de lecture, le public lit déjà une histoire. Elle laisse émerger un sens, qui se construit parallèlement à la matière chorégraphique. Valentina ne souhaite pas s’enfermer dans une drammaturgie, précédant la recherche physique, écrire  en amont pourrait verrouiller, ou du moins réduire le champ polysémique.
L’équilibrisme donne au corps une attitude qu’elle affectionne tout particulièrement. Autant l’équilibre, que tenir en équilibre des choses. Elle souhaite introduire des éléments absurdes comme : un chat, une scie musicale ou un piano. Le terrain de recherche est encore un chantier !