Louis Barreau

Biographie

Louis Barreau est chorégraphe, danseur et musicien. Formé au conservatoire de la Roche-sur-Yon en musique, en théâtre et en danse classique et contemporaine, il poursuit ses études au Trinity Laban Conservatoire of Music and Dance à Londres, où il obtient le prix d’excellence en composition chorégraphique (Simone Michelle Award for Outstanding Choreography Achievement), se spécialise en techniques classique, release, Graham, Cunningham et contact improvisation, et se forme aux choreological studies.
Dès sa sortie de l’école Laban en 2014, il crée à Nantes la compagnie danse louis barreau. Il entreprend conjointement un Master de recherche en danse à l’Université Paris 8 qu’il obtient deux années plus tard. Après un premier solo pour la compagnie, BOLERO BOLERO BOLERO pour 1 performeur (création avril 2016 au studio Le regard du Cygne), il poursuit et développe ses recherches chorégraphiques autour de la répétition et de la variation avec la construction d’un trio, BOLERO BOLERO BOLERO pour 3 performeurs (création novembre 2016 à L’étoile du nord – scène conventionnée danse de Paris).
À la suite de ces deux premières créations, la compagnie inaugure en 2017 le troisième volet du triptyque sur la répétition et la déclinaison, avec le projet KLISIS KLISEIS (création 23 septembre 2017 à micadanses).
Louis Barreau continue aujourd’hui de centrer ses réflexions et démarches artistiques autour de questions sur la composition chorégraphique, en mêlant dans son travail théorie et pratique. La précision, la présence et la transformation du corps dansant, dans sa musicalité, dans son rapport à l’espace et à l’autre sont au cœur de ses recherches actuelles.

Création en cours

« La relation entre la danse et la musique fonde l’existence de MONTAGNE DORÉE. Les Variations Goldberg (composées par J.S. Bach à la fin de sa vie en 1741) constituent un chef-d’oeuvre de l’histoire de l’art et de l’humanité que j’ai tenté d’analyser et de comprendre, avec lequel je me suis mis en dialogue. Les Variations, en dépit de leur complexité, ont surtout été pour moi une très riche source de créativité, de soutien et de clarté. Elles sont à mes yeux universelles, car elles s’adressent à tous les êtres.
Au fil des 30 variations, introduites et conclues par la même Aria, les deux danseurs restent toujours à l’unisson. À l’heure où tout nous pousse à être coupés de notre lien à nous-même et à autrui, la pièce invite les danseurs à être et à rester ensemble à deux, mais surtout à trois, avec le pianiste, ou encore à plusieurs – danseurs, pianiste et spectateurs -, portés par la danse et la musique qui nous relient les uns aux autres.
Dans la pièce, il n’y a ni montagne ni dorures, il y a trois corps qui avancent ensemble comme dans une longue marche vers le haut, rythmée par 30 danses à la fois singulières et reliées les unes aux autres. Au fil de la pièce, la traversée se transforme en une performance, performance du corps et de l’esprit, une ascension à trois vers des liens à chaque instant plus précis, plus attentifs, plus conscients. Les Variations sont la montagne qu’il faut arpenter pour se rapprocher, peut-être, de ce qu’il y a de lumineux et de doré dans la relation.
MONTAGNE DORÉE pourrait être pensée comme une pièce contemplative, un paysage de gestes, de musicalités, d’espaces et de présences. On peut la regarder comme on regarderait un paysage en restant assis longtemps sur une chaise. Ce paysage de formes et de qualités – peut-être un océan, un lever ou un coucher du soleil, une forêt ou un désert – ne change pas en tant que tel : il demeure identique, et pourtant, il ne cesse d’être transformé par la diversité des éléments qui le traverse. C’est cette conscience du changement permanent dans ce qui semble identique qui nous permet de gravir la montagne et de glisser lentement vers d’avantage de bonheur de nos vies. »